Manuel FRANCIUS : SLS au travers des yeux d’un arbitre de basket francilien

Crédit photo : RainMaker Photography – Six Park

Social Live Sports a présenté son projet et les valeurs qu’ils portent à Manuel FRANCIUS, arbitre de championnat de France de basketball.

Après cette présentation, pourrais-tu nous dire ce que tu penses de Social Live Sports ?

SLS semble être le fruit d’investissements et d’implication de personnes passionnées et sérieuses.

Le projet me parle notamment dans le fait que je suis arbitre de basketball et qu’en tant que tel, on est amené à utiliser souvent l’outil “vidéo” aux fins de perfectionnement, de performance et de remise en question.

De plus, le fait que cela soit proposé à différentes disciplines sportives, dans une structure unique, je trouve cela très bien. Cela prouve l’ouverture d’esprit de ses jeunes créateurs et également leur esprit d’initiative. De plus, les structures qui feront appel à ce concept auront une belle visibilité sur le net et les réseaux sociaux avec des mises à jour pertinentes.

Parle-nous de toi et de ton parcours dans le basket ?

J’ai débuté le basket en Guadeloupe, à Pointe-Noire (ville où a grandi Mike GELABALE) quand j’ai eu 14 ans, grâce à des potes. De plus, j’avais un terrain de basket à 50 m de chez moi.

On y jouait de 16h jusqu’au couché du soleil et parfois entre midi et deux.

J’ai toujours joué meneur probablement parce que j’étais fan de “Magic” Johnson et de Penny Hardaway.

Je n’ai pas pu me donner à fond dans le basket du fait des études mais j’ai kiffé cette période.

J’ai joué à L’Étoile de l’Ouest, l’un des deux clubs phares de ma ville, l’autre étant la Luciole, grâce à mon ami d’enfance Gérard ASTASIE, un intérieur avec lequel j’ai appris les fondamentaux d’intérieur.

J’ai débuté l’arbitrage officieusement pour dépanner mon club mais je n’ai intégré une structure officielle qu’en arrivant en métropole via le club de la Garenne-Colombes (92) où j’ai joué avec mon frère de cœur, Mathieu MOZAR.

J’ai intégré une école d’arbitrage où l’on nous enseignait, en grande partie, la théorie.

J’ai ensuite été arbitre départemental, puis arbitre régional.

Je n’ai pu accéder au niveau championnat de France que grâce à mon cher ami, Jean-Michel WACHTER qui m’avait incité à participer au tournoi de Cholet.

“Res non verba, actum” :

Des actes, pas des paroles

Manuel francius

Penses-tu que SLS pourrait avoir sa place dans le monde basket ? Et pourquoi ?

Tout à fait, je ne vois pas ce qui pourrait l’empêcher d’avoir sa place dans le monde du ballon orange.

Les clubs auront grâce à SLS, un outil performant doté d’une bonne visibilité.

Le produit est tout à fait adapté et les moyens sont transposables à d’autres disciplines.

Dans l’arbitrage, la vidéo est un enjeu et le haut niveau en est doté.

En tant qu’arbitre en Championnat de France, que penserais-tu de l’utilisation de la vidéo en Nationale 3 et Nationale 2 comme en est déjà doté le Haut Niveau ?

Mon avis n’engage que moi, mais je pense que cela n’est pas justifié à notre niveau.

Les enjeux ne sont pas les mêmes.

J’ai pour habitude de répondre aux joueurs mécontents qu’ils ont “l’arbitrage qui correspond à leur niveau de jeu”.

En NM3, c’est le début du semi-professionnel, certains joueurs et les coachs sont rémunérés pour réaliser, accomplir les objectifs fixés en pré-saison donc même s’il est vrai qu’il commence à y avoir des enjeux, la vidéo ne doit pas être utilisée à tout bout de champ, à chaque contestation de joueur ou de coach.

Paradoxalement, je te dirais qu’elle ne serait utile que sur les fins de match, avec des scores serrés et sur une situation litigieuse pouvant déterminer le sort du match.

Mais pas durant tout le match, ce serait néfaste à la beauté du jeu et il faut apprendre à faire confiance aux arbitres qui travaillent et s’entraînent également tout au long de l’année.

À mon niveau et dans ma zone, je ne connais aucun arbitre malhonnête, tricheur ou partial.

Cela fait partie du basket, avec ses parts d’erreurs, d’oublis, d’humain….

Autour de cela, SLS tend à faire découvrir d’autres sports populaires aux États-Unis, comme le foot US, qu’en penses-tu ?

Comme dit précédemment, je trouve cela superbe cette ouverture à d’autres sports, ce qui permet aussi à plusieurs personnes de découvrir d’autres disciplines que la leur.

“Agir afin de combler DIEU et mes proches”

Manuel francius

Une phrase pour te décrire :

“Donner pour recevoir”, j’ai appris cela lors de mon service militaire mais mon père me l’avait inculqué sans mettre de mot dessus.

Cela me décrit car je pense qu’avant de réclamer, quémander quelque chose, il faut se demander ce qu’on a fait auparavant pour la recevoir…. Sueur à l’entraînement, don de soi, le travail, une aide, etc…

Propos recueillis par Social Live Sports

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